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mercredi 26 mars 2014

Insta et quelques "gram" d'amour

Sans me considérer comme une digitale native, je pense pouvoir dire que je vis désormais au rythme des réseaux sociaux. Cela fait partie de mon quotidien tant professionnel que personnel. Comme un réflexe, une habitude, une partie de moi. 

Alors quand l'an dernier, invitée à un mariage on m'a demandé de faire un cadeau original, pratique et surtout peu encombrant pour le jeune couple allant s'installer en Nouvelle Calédonie, j'ai rapproché un peu mon univers du leur, le temps de leur union de faire cohabiter mon monde et le leur. 



Car, encore aujourd'hui mes terrains de jeux restent inconnus pour beaucoup de mes amis. Et si Facebook fait dorénavant partie du paysage, Instagram était tout bonnement un terrain vierge pour eux. 

Alors pour ces jeunes mariés j'ai eu l'idée de leur créer tout simplement... un instragram de mariage. Pour eux qui vivent en plein milieu de nul part à l'autre bout du globe, je voulais leur faire parvenir quelques messages d'amour depuis la Métropole. Leur montrer que lorsqu'un amour est sincère cela peut toucher tout le monde. Des inconnus, comme des proches. L'amour est universel, sans frontière et une ressource inépuisable quand il s'agit de le partager sur les réseaux sociaux comme sur des photos. 




Égoïstement, j'ai voulu mettre beaucoup de moi dans ce présent, des gens qui connaissaient le couple mais aussi des amis, et des inconnus qui ne me sont liés que par la toile. Ainsi, j'ai lancé un appel dans la twittosphère pour recueillir avis et petits clichés afin de monter tous ensemble ce beau projet. 

J'ai été sincèrement émue des témoignages reçus, des contributions qui venaient de partout. Des gages d'amitié virtuelle et de temps passé pour des inconnus qui d'une façon m'étaient cher. Cette expérience a eu un véritable impact sur moi et sur la façon dont je vois la vie sociale qui m'entoure. De ce lien immatériel construit sur la seule confiance en l'autre. Le partage aussi d'un moment de vie volée pour le donner aux autres. L'amour aussi, celui que l'on ressent et que l'on transmet, comme pour être sûr qu'il existe. 




J'ai arpenté aussi tout Paris à la recherche de participants là pour le coup fruit d'une rencontre totalement au hasard. Sur un pont, le long d'un boulevard, sur une place. Des passants ou touriste m'ont prêté quelques minutes de leur temps, leur sourire radieux et leur générosité. 

J'ai été à ce mariage entouré de tout ces témoignages d'amour qui m'ont rappelé (s'il y avait besoin) que les relations virtuelles ne sont pas que poudre aux yeux, ils sont aussi un magnifique soutien lorsqu'on sait les apprécier. 




A charge de revanche à toutes celles et ceux qui m'ont fait l'honneur d'un partage de cliché. 

Avec tout mon amour, vraiment. 




Ps : en images sur ce billet, quelques contribution, je ne peux toutes les mettre mais vous pouvez les consulter ici. 


jeudi 6 février 2014

On instagram

Après une lecture vorace chez Paingout et Sasatouitte j'ai eu envie de suivre le mouvement.

Oui, moi dans une chaîne, tout arrive !


Mais quand c'est pour Instagram, c'est pour la bonne cause !
Alors voici ce petit questionnaire qui, s'il vous intéresse c'est tant mieux, et sinon, c'est tant pis :)


1/ Ton compte Instagram ?

Comme ce blog et comme sur Twitter, @chifoumy restons cohérents.


2/ Tu es sur Instagram depuis quand ?

Depuis le début de l'été 2012 soit 83 semaines exactement. J'ai longtemps hésité à me lancer et puis c'est devenu mon réseau social préféré, j'y partage des photos de paysage, des choses qui me parlent, des chaussures et un peu de moi. 


3/ Quelle a été ta première photo postée ?

Une photo d'un coucher de soleil sur la Manche durant un petit we de détente au bord de l'eau.




jeudi 12 décembre 2013

Vis ma Vie de Community Manager #2

Il y a bien longtemps, je vous parlais des petits soucis que j’avais à faire comprendre mon métier aux gens qui m’entouraient… la notion de « CM » était alors entrevue comme un concept étrange mêlant des algorithmes complexes entourant une profession obscure et élitiste.






Et puis le temps a passé, les mœurs se sont développées, les réseaux sociaux aussi. Et quand tout à chacun possède un smartphone en prolongement de sa main, la notion de community manager ne devient plus si étrangère. On connait vaguement quelqu’un qui fait ça à temps partiel, un poste de stagiaire à pourvoir au bureau ou le fils de la copine de la prof de français qui entame une formation sur le sujet.

Et le problème qui naît d’une telle appréhension de la chose c’est la fameuse question « mais au fait… à quoi ça sert ? »

Et oui car quand un non initié se penche sur le concept et l’assimile, la première réaction c’est bel et bien de dire que le CM, il ne sert à rien !

Alors que vous dire sur cet état de fait.

Je pourrais vous faire une réponse rhétorique de politicien sénateur en campagne visant à vous expliquer que A, je sers à tellement de choses que vous les expliquer serait superflu .B, que de toute façon la nation a besoin de moi et que C ; vous avez beau chercher, le concept vous dépasse. Donc laissez tomber, je suis trop douée pour vous.

Et puis il y a la réponse que je vais essayer de vous fournir…

Très sincèrement, j’aimerais bien vous dire le contraire, mais quand on y réfléchit, je ne sers en effet pas à grand-chose. Enfin si, dans l’absolu pas à rien non plus, mais je ne suis pas médecin quoi…

J’ai tout d’une maîtresse d’école à distribuer bons et mauvais points (et à corriger les fautes) sans même avoir le CAPES. Je suis en permanence derrière un écran froid et impersonnel à vendre des choses à défendre des opinions pouvant varier du blanc au noir en 24h en me faisant avocat (sans le diplôme, on aura bien compris l’idée) à la fois de la défense et de l’accusation.

Je suis mi animatrice de GO sans les tongs et l’avantage de Djerba toute l’année, mi policière sans même avoir le grr de l’uniforme. Je suis un concept impersonnel formaté à répondre dans un certain cadre, à faire des blagues sur commande et à faire valider tout ce que je dis. A mi-chemin entre la com’, le marketing, le service client et la technique, je suis tiraillée de tous les côtés et puis… 



Non non maman je ne sauve toujours pas des vies. Mais c'est pas pour ça que je sers à rien... Je suis CM et quelque part, je préférais quand tu ne comprenais pas :)



Teaser « en fait tout le monde peut être CM », bientôt, sur Chifoumy. 

jeudi 27 septembre 2012

Les stars, ces CM comme les autres.


Star : (nom féminin singulier) chose ou personne qui se détache dans un quelconque domaine.

C'est ce que nous dit le dictionnaire... hum. Vendu comme ça, nous sommes d'accords ça manque de glamour. Une star est souvent considérée comme une icône, un fantasme inaccessible qui touche et fascine autant par son talent que par son aura, sa distance.
Une star dans l'imaginaire des gens a une vie incroyable, tout est différent quand on voit le monde de ses yeux et tout ce que la star touche est sacré. 


La star des décennies passées entretenait ce quasi mythe autour de sa personne. On a le souvenir de CloClo devant SLC encerclé par les fans, seul moyen pour elles d'entrer en intimité avec la star (enfin...) on a le souvenir du culte du secret entretenu par Mylène Farmer, vivant en ermite entre deux albums et ne se réservant que pour de rares interviews.

C'était avant. Depuis l'air du tout numérique et de la proximité digitale, le moins que l'on puisse dire c'est que les codes ont été bouleversés. De la communication digne d'une multinationale cachée derrière un attaché de presse omniprésent, la star semble offrir une main tendue à son public. Un contact direct dont toutes les idoles des vieux étaient autrefois privées.

Quelques instants après le tweet de Rihanna
Le temps aujourd'hui est au dialogue ouvert, au "comme tout monde" et à l'accessible. Ainsi depuis l'ère Myspace mais surtout depuis l'éclatement des bulles sociales sur le web se multiplient les fenêtres de conversation entre la star et son public. Finie les labels annonçant le single par voix de presse, l'artiste monte lui même son teaser via Twitter ou Facebook rendant l'impact mille fois plus symbolique (Rihanna annonçant hier comme une grande son nouveau single, propulsé en TT mondial et en tête des téléchargements).


Comment ne pas penser à Nikos, animateur sympathique qui s'offre un capital communautaire hors du commun en postant mille photos de Paris retouchées grâce à Intagram et qui feront l'objet d'un livre ? La star aujourd'hui voit les mêmes choses que vous, elle vous parle, elle vous comprend car elle vit la même vie que vous.

C'est ce que veulent nous faire croire nos vedettes à grands coup de photos intimes (parfois détournées) et de confidences à haut pouvoir intellectuel telle Shy'm en train de se faire manucurer ou de promener son chien en pyjama.

Faute de donner accès à un tête à tête intimiste avec son idole, les médias sociaux tendant à réduire la distance de la fosse à la scène, du strapontin à l'écran géant. On frôle du doigt un univers qui nous dépasse et l'artiste lui s'offre un bain d'adulation auprès d'un public déjà conquis.


Un retour sur investissement direct et gratuit, un retour d'image flatteur pour tout artiste qui y met du sien.

La star devient CM, à la tête d'un navire de guerre appelé communauté. Une communauté prête à tout pour plaire à son icone :
- La star veut faire le buzz ? Suffit de demander !
- La star veut avoir un NRJ music award ? Suffit de demander !
- La star a besoin d'un figurant/témoignage/ou tout autre chose ? Suffit de demander !

Et si la star veut se faire mousser ? Suffit de faire un live tweet de sa propre émission/prestation

C'est aussi simple que ça.

Shy'm et Nikos, incontournables du tweet ? 


La star devient reine avec plus ou moins de talent mais en général fait mouche. Au royaume de la communication digitale, le Klout des stars crève le plafond. Mais il est bien connu que sans le chaperon des caïd des relations publiques, l'erreur de ton n'est jamais loin. Laure Manaudou en sait quelque chose, car dans le monde des strass et paillettes comme ailleurs, il faut faire attention à ce que l'on tweete. 


mercredi 22 août 2012

Sans Klout et sans reproche


L’affaire a éclaté la semaine dernière principalement sur Twitter. En cause, une offre d’emploi de community management… by Quechua (si si le vendeur de matos de camping).

Déjà ceux qui connaissent un peu la bête me diront tout de suite « une annonce d’emploi de CM ??? ». Non bien sûr , pas d’emploi : de stage évidemment ! Je vois que vous êtes attentifs ça fait plaisir. 

Jusque là donc rien de nouveau sous la canicule. Une offre de stage d’un an ('pouvez pas créer un poste bande de rats), Bac +5 exigé (étonnamment rien sur le nombre d’année d’expérience c’est rare) et… l’olive dans le pâté en croute : un Klout de 35 ou +.



Le nom d’initié se dira « euuuuh Klout comme dans le film là : c’est de la merde, non c’est glougue ».

vendredi 13 juillet 2012

Vis ma vie de CM

Je fais un drôle de métier. L'un de ceux qu'on n'arrive pas à expliquer à ses grands parents, qui inquiète les parents qui ne trouvent pas l'activité assez sérieuse puisque non-concrète, que les trentenaires dans le vent désignent comme "à la mode" et qui fait rêver les adolescents du monde entier. 

Je suis community manager ce qui équivaut à dire que je passe l'essentiel de mes journées sur Facebook. (c'est à ce moment là du récit que l'adolescent verse une larme, ouvre la bouche en grand et note dans un coin de sa tête d'en parler à la conseillère d'orientation). 

Je suis community manager ce qui équivaut à dire que je suis un peu touche à tout mais touche pas à ça, c'est pas ton domaine. Vous ne comprenez pas ? C'est normal, parce que mon activité, mon hobby, que dis-je mon gagne pain est un poil complexe sous des dehors vachement in. 

Mon coeur de cible : les clients, mon terrain de jeu : les médias sociaux. C'est aussi simple que ça. Devant les clients avares de questions, de remarques ou suggestions, je dois être un serveur parlant, une oreille humaine, un clavier réconfortant, des doigts qui vendent l'impossible et celle qui en toutes circonstances rassure, écoute, fidélise et temporise (même le soir et surtout le week-end). 

Ça parait drôle comme ça et la plupart du temps, croyez-moi, ça l'est vraiment ! Avoir une fenêtre directe avec les gens est un sacré privilège, pouvoir parler aux clients, savoir ce qu'ils veulent, leur rendre service, c'est un pouvoir extraordinaire. Et quand on obtient un RT à la fin de la journée, sachez que je reprends le train en sens inverse l'esprit tranquille. 

Oui je fais un métier étrange, à mi chemin entre la com, le marketing, la relation client, avec toujours un oeil sur le droit (ma formation initiale), un avis concernant le graphisme et l'envie que techniquement tout se passe bien. Je viens de laisser un défis qui m'a appris tellement plus que je ne saurais vous en dire sur ces pages, je vais bientôt arborer un autre challenge qui dépasse tout ce que j'aurais pu imaginer. J'ai une montagne qui m'attends, mais encore heureux, je sais désormais où caler mes prises sur cette pente abrupte. 



A suivre... 


vendredi 14 octobre 2011

Encore sur Facebook ?

  Cette petite phrase, prononcée des dizaines voire des centaines de fois par des millions de parents d’adolescents modernes est une sorte de deuxième prénom pour moi. 

Je ne suis plus ado, mes parents ont abandonné depuis longtemps l'idée de me faire la moindre réflexion sur mon addiction au net et pourtant cette phrase me poursuit. Forcément je suis community manager. 


 C’est presque un aveu d’alcoolique anonyme car derrière ce métier qui monte se trouve de véritables accro, des drogués de la toile, des possessifs du post, des décomplexés du « j’aime » et des ouverts au partage et à l’échangisme...  de bonnes infos.


Je suis community manager ce qui équivaut à dire que je passe mes journées sur facebook : le matin je check les news pendant que le café chauffe, je rattrape les posts de la nuit dans le train, je le garde ouvert toute la journée au bureau et le soir j’y jette un œil, juste pour la curiosité. 

Etonnamment c’est le soir que j’y vais le moins, engorgée par 10 heures de connexion non stop. Un peu le contraire de tout le monde en fait. Quand tout le monde se dit que Mark Zuckenberg c’est quand même un type cool, je le maudis autant que je suis reconnaissante de m’avoir trouvé un job. Quand les autres prennent du plaisir à échanger sur l’interface avec leurs amis, j’ai l’impression en parlant aux murs de mes proches d’être en train de travailler. 


Quand je réponds à des questionnaires sur les médias sociaux, je suis hors charte en disant que je passe plus de 8h par jour connectée au réseau. Et quand je poste un message à l’intention de mes contacts je commence mes phrases par « bonjour à tous » et j’utilise plus le « nous » référence à l’équipe que je représente que le « je ». 

Pas mégalo, juste l’habitude. 





Alors oui, je suis community manager et le plus souvent ça me plait. Les échanges, les discussions… mais sachez que le revers du métier n’est pas une mince affaire. Alors oui… encore sur Facebook, mais pas pour "tchater" (fonction que j’utilise environ une fois tous les deux mois), pas pour papoter potins avec les copains mais pour animer une communauté de fans exigeants, râleurs et curieux. D’ailleurs je vous laisse… j’ai une notif !  


lundi 4 juillet 2011

La queue leuleu du vendredi


Tout détenteur d’un compte Twitter, le sait, tout au long de la semaine, il y a des traditions à respecter. Un peu comme à l’école où on apprend les jours en faisant chaque matin une activité différente, Twitter également se met au niveau des grands enfants pour leur rappeler la date.



Si le début de semaine est plutôt peinard, c’est à la fin de la période d’activité bureaucratique qu’il faut veiller au grain. Le jeudi on passe à confesse et le vendredi… on #FF !!

Et là tous en cœur : c’est quoi #FF ??

Sachez que moi aussi j’ai balbutié avec le concept créé par l’oiseau gazouilleur. Il faut dire que je partais de loin. Pour moi #FF a toujours été les initiales du magazine France Football, lecture régulière de mon ex entraineur de foot de papounet. 

Plus tard, les #FF étaient à mes yeux, les Fans Fictions créées par des fans hystériques amatrices inconditionnelles de certains romans à la mode et souhaitant donner une seconde vie aux personnages qu’elles avaient tant aimé. 

Mais aujourd’hui j’ai du revoir mes tablettes, car le #FF est devenu Follow Friday, ou le seul jour ou conseiller à quelqu’un de suivre quelqu’un d’autre n’est pas susceptible de donner lieu à une main courante. 



Le vendredi c’est recommandation sur la toile. Après avoir tourné autour du pot en se followant gentiment, le jour du poisson sonne comme l’officialisation, le cri du cœur au monde entier : j’aime ce tweet boy, suivez le, vous l’adorerez !

But louable en premier lieu, on s’aperçoit bien vite que le #FF devient galvaudé : on s’oblige à #FF pour se faire bien voir, on a le #FF compulsif, le #FF remerciement, le #FF bienvenue, le #FF si je te #FF peux être que tu me #FF back (yn)… 

Alors si le #FF perd un peu de sa rareté, il faut toutefois en apprécier le goût, un simple clin d’œil fait dans cette twittosphère sans fin de quelqu’un qui vous lit… quelqu’un qui pense à vous.



Ps : côté fille : « arrrrrrête il m’a #FF vendredi dernier, c’est sûr j’lui plais !!! » telle une marée d’algues vertes, sachez que les kikoo Lol sponsorisés Biactol sont déjà sur Twitter… vous croyez qu’ils ont créé Google+ pour quelle raison ?! ;)